Faciliter les apprentissages avec la Brain Gym.

        Ou comment utiliser son corps pour mieux apprendre.

exercice de brain gym avant les devoirs

La Brain Gym (ou gym du cerveau) est un ensemble d’activités ludiques et de mouvements destinés à développer son potentiel et faciliter ses apprentissages.

La Brain Gym peut être pratiquée seul, à l’école ou en famille pour améliorer ses compétences (concentration, apaisement, etc) mais aussi chez un professionnel de l’éducation kinesthésique (par le mouvement) et/ou neurosensoriel.

J’ai donc interrogé une de ces professionnels pour en savoir plus sur la Brain Gym. Mylène Cheynet utilise différentes méthodes d’Education neurosensorielle et kinesthésique (détaillées sur son site ). Elle reçoit des enfants présentant des difficultés d’apprentissage (déficit d’attention avec ou sans hyperactivité, dyslexie1, dysphasie2, dyspraxie3, etc). 

1 -dyslexie : trouble de la lecture.

2 -dysphasie : trouble de la communication verbale.

3 -dyspraxie : trouble des mouvements (gestes non coordonnés ou non appropriés).

Je questionne Mylène plus précisément sur la Brain Gym, technique profitable pour tous nos enfants (toujours en mal de concentration) : 

Mylène, comment les mouvements de Brain Gym agissent-ils sur le cerveau ? 

Ils créent de nouvelles connexions au niveau des neurones. Par exemple, les mouvements croisés (jambe droite avec bras gauche et inversement) créent des connexions entre l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche de notre cerveau. 

En quoi ces connexions entre les 2 hémisphères sont-elles importantes ? 

Pour simplifier, l’hémisphère droit est la partie créative et intuitive du cerveau tandis que l’hémisphère gauche est la partie qui analyse. Si les connexions sont insuffisantes, l’enfant pourra lire un texte (hémisphère gauche) sans se faire sa petite histoire (hémisphère droit) et il ne pourra accéder au sens…

D’où le « concentre-toi !» qui rythme les devoirs ! Pouvez-vous nous expliquer quelques mouvements que les parents pourront montrer à leurs enfants ? 

La brain gym ne s’explique pas par des mots mais se vit….en mouvement. Toutefois, il y a le classique ECAP en 4 étapes. Il consiste en une action (boire de l’eau) et 3 mouvements faciles à ritualiser au quotidien. Voici la description sous forme d’affiche et de vidéo Un autre mouvement simple à refaire seul : le ‘8 couché’ visible à 3mn57 dans cette autre vidéo.

Quel est le meilleur moment pour pratiquer la Brain Gym ?

Comme pour toutes les méthodes, la régularité est primordiale pour un effet bénéfique durable. L’enfant choisit le moment en fonction de son besoin. Par exemple avant les devoirs pour se concentrer ou avant le coucher pour retrouver un peu de calme.  

À partir de quel âge un enfant peut-il pratiquer la Brain Gym ? 

Très tôt, dès la petite enfance mais on l’utilise généralement à partir de 5/6 ans.

Et pour les tout petits, quels conseils pouvez-vous donner aux parents ?

Chez les tout petits, l’apprentissage se fait par l’exploration de l’environnement, ce qui développe les mouvements réflexes et la tonicité musculaire. C’est pourquoi il est important de bannir le trotteur, d’éviter le parc à barreaux et de limiter le transat. L’enfant doit pouvoir bouger librement.

Et pour les enfants plus âgés ? 

Ils doivent au maximum être en activité, par exemple remplacer le cinéma du dimanche par une promenade (activité musculaire et sensorielle). Et bien sûr, il faut limiter au maximum le temps passé sur un écran. Un enfant de 11 ans ne devrait pas passer plus d’une demi-heure par jour devant un écran (tous types d’écrans confondus). 

Justement, les enseignants sont affolés par l’attitude « déconnectée du monde réel » de certains enfants utilisant une tablette très jeune. Faites-vous le même constat ? 

Malheureusement oui ! Les enfants de 2 ans jouent parfois sur une tablette, ce qui réduit leurs activités d’explorations naturelles. Or, contrairement à ce que certains parents pensent, utiliser une tablette stimule moins le cerveau que la simple manipulation d’objet (avec ses dix doigts !). Il faut être très vigilant, un enfant ne devrait pas toucher un écran avant ses trois ans et une console avant 6 ans (et c’est un minimum). Les parents doivent favoriser l’exploration sensorielle. 

Merci Mylène d’avoir partagé votre expérience avec nous.

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